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L'addiction aux jeux vidéo

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Contenu mis à jour le

L’addiction aux jeux vidéo est reconnue comme une maladie à part entière par l’OMS depuis 2018. Bien que les jeux vidéo soient une véritable source de divertissement et de plaisir, qu’ils favorisent l’imagination et le développement de nombreuses capacités, une pratique excessive est un véritable danger.

Dans cet article, nous prendrons le temps de développer en détail ce qu’est une addiction et plus précisément comment se manifeste celle qui concerne les jeux vidéo. Nous avons pour but de sensibiliser à cette maladie et de vous donner quelques clés pour la reconnaître. Néanmoins si vous ou une personne de votre entourage subissez cette addiction, des ressources sont disponibles à la fin de l’article pour trouver de l’aide. 

Qu’est-ce qu’une addiction ? 

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’addiction est “un état de dépendance périodique ou chronique à des substances ou à des comportements.”. Cet état se caractérise par l’impossibilité de contrôler un comportement de façon répétée. Par le fait de poursuivre un comportement en dépit de ces effets et de ces conséquences négatives. Cet état vise à maintenir la personne dans un état de plaisir immédiat, ou permet d’écarter une sensation de mal-être. 

L’OMS distingue les addictions à des substances (drogues, alcool ou médicaments), dont nous ne parlerons pas aujourd’hui, des addictions comportementales (jeux de hasard, sport ou bien jeux vidéo). Ce sont à ces dernières que nous allons consacrer la suite de cet article. 

Mais alors, comment se crée une addiction ? Il faut savoir que chaque produit ou comportement addictif permet l’activation de certains neurones. Ces derniers sont dits dopaminergiques, car ils sont responsables de la libération de la dopamine, appelée souvent : l’hormone du bonheur. Beaucoup d’activités stimulent cette partie de notre cerveau et mettent en place un système de récompense très utile lors de l’apprentissage par exemple. 

Mais il arrive que certains comportements, combinés à un sentiment de mal-être ou à des traumatismes, soient répétés dans le but d’augmenter la production de dopamine au-delà de ce qui est considéré comme normal. La personne alors dépendante ne peut s’empêcher de renouveler son action pour ressentir cette sensation de bien-être. Il faut aussi savoir que le cerveau a tendance à s’habituer rapidement à cette sécrétion importante de dopamine, ce qui conduit le patient à augmenter encore et encore la fréquence de consommation ou d’action. 

Comment détecter les signes d’une addiction ? 

Pour poser le diagnostic d’une dépendance, l’OMS donne six critères

  • Un désir puissant et compulsif
  • Des difficultés à contrôler l’utilisation
  • Un syndrome de sevrage psychologique
  • La mise en évidence d’une tolérance aux effets d’une substance
  • L’abandon progressif d’autres sources de plaisir et d’intérêts
  • La poursuite de la consommation ou de l’action malgré la survenue de conséquences nocives. 

Pour être considéré comme souffrant d’addiction, il faut que trois de ces critères sur six soient présents. 

Ces critères peuvent aussi se manifester par des symptômes physiques ou psychiques. Il peut s’agir d’un changement d’apparence extérieur, une prise ou une perte de poids mais aussi une mauvaise hygiène corporelle. Il arrive que les personnes addicts laissent leur logement dans un état insalubre, manquent de ponctualité ou aient des problèmes financiers. De fortes et brusques variations d’humeur peuvent aussi vous mettre sur la voie. De même que des symptômes tels que des tremblements, de l’anxiété ou une irritabilité prononcée peuvent apparaître si la personne ne peut assouvir son désir. 

De manière générale, les symptômes peuvent survenir de façon plus ou moins prononcée en fonction de l’intensité de la dépendance. Dans les cas les plus graves, toute la vie quotidienne s’en trouve bouleversée. L’addiction n’épargne personne et peut concerner aussi bien les femmes que les hommes à tout âge. Plus tôt elle est détectée, plus il sera possible d’agir pour aider la personne atteinte grâce à l’aide d’un professionnel de santé

Maintenant que nous avons défini plus clairement ce qu’est une addiction et comment elle se manifeste, entrons dans le vif du sujet avec une dépendance reconnue très récemment comme telle par l’OMS : l’addiction aux jeux vidéo.

L’addiction aux jeux vidéo

En France, on compte environ 31 millions de joueurs réguliers, 71% des Français jouent occasionnellement aux jeux vidéo, et 96% des enfants entre 10 et 17 ans déclarent jouer régulièrement. C’est autant de personnes qui peuvent être atteintes de dépendance, heureusement, elle ne touche qu’une minorité de personnes, l’OMS parle de 0,5% à 4% des joueurs. 

L’addiction aux jeux vidéo est, depuis le 18 juin 2018, reconnue comme une maladie à part entière par l’OMS. Si l’on en entendait beaucoup parler dans les médias il y a quelques années, notamment chez ceux qui pensent que la pratique des jeux vidéo est une activité nocive pour la santé, aujourd’hui, peu de médias abordent le sujet.

Comment se manifeste l’addiction aux jeux vidéo ? 

L’OMS considère que l’addiction aux jeux vidéo est : “un comportement lié à la pratique des jeux vidéo ou des jeux sur Internet qui se caractérise par une perte de contrôle sur le jeu, une priorité accrue accordée aux jeux, au point que celui-ci prenne le pas sur d’autres centres d’intérêt et activités de la vie quotidienne”. 

Pour pouvoir être considérée comme une addiction, la pratique doit avoir des conséquences lourdes sur la vie de tous les jours, sur les activités scolaires ou professionnelles et sur les relations sociales et familiales. Ces troubles doivent se manifester sur une période d’au moins 12 mois. 

Mais alors, comment reconnaître l’addiction aux jeux vidéo ? 

Tout d’abord, vous pouvez vous reporter aux six critères de l’OMS évoqués plus tôt dans cet article pour vous faire une idée de ce que représente une addiction. En effet, le fait que vous ou l’un de vos proches passez énormément de temps à jouer aux jeux vidéo ne veut pas dire qu’une addiction est présente. Il faut regarder attentivement les critères d’alertes. 

Chez l’enfant ou l’adolescent, on peut remarquer une baisse des performances scolaires liées à des troubles de la concentration, des troubles du sommeil et un désintérêt pour les études. Il se renferme, rencontre des difficultés à communiquer et présente une irritabilité voire une agressivité certaine lorsqu’on le place face à ses obligations scolaires ou familiales. Des changements physiques peuvent aussi survenir, une prise de poids causée par une alimentation déséquilibrée ou à la sédentarité, ou bien une perte de poids s’il présente une perte d’appétit. Aucune autre activité n’intéresse l’enfant, seuls les jeux vidéo comptent au point de délaisser tout le reste. 

Attention cependant, ces symptômes ne sont pas nécessairement liés à une addiction aux jeux vidéo, d’autres éléments extérieurs peuvent en être la cause. 

Chez l’adulte, on remarque une perte d’intérêt pour la majorité des activités qui pouvaient lui procurer du plaisir. Il se renferme, ne voit plus personne et présente de l’irritabilité voire de l’agressivité. L’adulte atteint peut aussi développer des troubles dépressifs ou anxieux, ces derniers peuvent aussi être à l’origine de l’addiction. Le joueur aura du mal à se rendre à son travail, des troubles du sommeil peuvent altérer sa productivité et la vie sociale ou la vie de couple peut être grandement affectée, allant jusqu’à la séparation. 

Si vous vous reconnaissez dans ces comportements où que l’un de vos proches correspond, alors il y a des chances qu’il soit victime d’une addiction aux jeux vidéo. Il faut savoir que l’addiction n’a rien à voir avec la volonté ou la motivation, c’est un trouble reconnu comme une maladie à part entière et qui se soigne grâce à l’accompagnement de professionnels de santé.

Quels sont les risques de l’addiction aux jeux vidéo ? 

L’addiction aux jeux vidéo a de grosses répercussions sur le sommeil. Le joueur addict a tendance à jouer jour et nuit et à négliger son sommeil en écourtant son temps de repos. En jouant ainsi de façon excessive, on réduit la vigilance et l’attention. On augmente ainsi les risques d’avoir un accident de voiture, de faire une faute grave au travail ou même d’oublier d’éteindre le gaz. Le sommeil est une composante essentielle de la santé et du bien-être souvent négligée par les personnes victimes d’addiction.

La dépendance aux jeux vidéo peut aussi avoir des répercussions sur l’équilibre alimentaire. Il arrive que les personnes atteintes souffrent de malnutrition ce qui engendre des carences et des problèmes de santé qui peuvent être graves. Le joueur ne prend plus le temps de manger des repas équilibrés à des horaires fixes et grignote devant l’ordinateur. À l’inverse, la personne addict peut aussi se mettre à manger de façon excessive et prendre du poids menant parfois à l’obésité et aux problèmes de santé qui lui sont associés. Les joueurs addicts ne prennent pas le temps d’entretenir leur corps ou de pratiquer une activité physique. Parfois même ils délaissent leur hygiène corporelle et celle de leur environnement. 

Mais les risques de cette addiction ne sont pas que physiques, ils sont aussi mentaux. L’addiction crée l’isolement car la personne atteinte n’a plus le goût de sortir ou de voir du monde. Petit à petit elle s’isole socialement et cette solitude peut être la source d’une grande souffrance, causant de graves dépressions. La personne addict aux jeux vidéo, bien qu’elle ne puisse s’empêcher de jouer, se rend bien compte de son comportement et perd souvent toute son estime d’elle-même. La détresse psychique des personnes souffrant d’addiction est réelle et doit être prise au sérieux.

Certains enfants désertent tout bonnement l’école. Refusant de sortir de chez eux, ils peuvent jouer jusqu’à 70 heures par semaine. Coupés du monde extérieur, ils sont enfermés dans un cercle vicieux d’anxiété sociale et de dépendance. Leur confisquer les ordinateurs n’a aucun effet, si ce n’est de créer des déchaînements de colère et de rage, voire des menaces au suicide. Ces enfants déscolarisés peuvent demander des places dans des centres spécialisés, mais ces derniers possèdent des listes d’attente de plusieurs mois, et les parents sont souvent démunis face au manque de solution. 

Quelles sont les personnes les plus touchées par l’addiction aux jeux vidéo ? 

Ce sont majoritairement les jeunes qui sont les plus exposés à l’addiction aux jeux vidéo. C’est dû au fait que leur cerveau est encore immature. Le lobe frontal, situé derrière le front, n’est pas encore formé totalement. C’est lui qui est responsable entre autres de l’autocontrôle et qui aide à freiner les comportements impulsifs. Ce lobe frontal se développe durant l’adolescence et le début de l’âge adulte. C’est pour cela que les enfants et les adolescents sont plus touchés par l’addiction aux jeux vidéo

Toutefois, comme pour n’importe quel type de dépendance, certains facteurs peuvent favoriser les comportements addictifs chez l’enfant comme chez l’adulte. Par exemple, on sait maintenant qu’il existe une vulnérabilité génétique à la dépendance. Une fragilité psychique (anxiété, dépression, mauvaise estime de soi, impulsivité) peut aussi mener à des comportements compulsifs. Il ne faut pas oublier que certains événements marquants de la vie, ou bien des traumatismes, peuvent aussi mener à l’addiction aux jeux vidéo. Il est courant que des enfants vivant très mal l’école ou subissant du harcèlement scolaire se plongent dans les jeux pour tenter d’apaiser leur souffrance.

Les jeux vidéo sont un monde à part dans lequel il est possible de se plonger pour oublier les problèmes de la vraie vie. Là-bas, pas besoin de régler ses problèmes, il suffit de se divertir avec ses amis. Bien souvent, ils ne possèdent pas de fin et encouragent les joueurs à rester encore et encore. Ces pratiques n’aident pas à déconnecter et à retourner à la réalité dans laquelle les problèmes s’entassent jusqu’à devenir insurmontables

Comment soigner une addiction aux jeux vidéo ? 

Pour soigner une addiction aux jeux vidéo, la première chose à faire est de s’en rendre compte. Qu’il s’agisse de vous ou de l’un de vos proches, il faut commencer par admettre, c’est le premier pas vers la guérison. Cependant, cela ne suffit pas et les addictions demandent de faire appel à une aide extérieure. Les psychologues et les psychiatres vous aideront à déterminer les causes de la dépendance pour mieux la combattre.

Cela ne sert à rien de se sevrer de jeux vidéo du jour au lendemain, cela ne ferait qu’accroître les comportements compulsifs. L’idéal est encore de réduire les temps de jeu progressivement, d’éteindre l’ordinateur deux heures avant d’aller dormir ou encore de diversifier les activités. Si vous êtes fan de MMORPG, pourquoi ne pas tenter les jeux de rôle ou les reconstitutions médiévales grandeur nature ? 

Le plus important, c’est de ne pas diaboliser l’addiction. Il faut comprendre qu’elle ne vient jamais seule, elle est le résultat de problèmes plus importants qu’il convient de traiter avec bienveillance. Il est capital d’accompagner la personne addict avec compréhension et écoute, c’est aussi par là que passe la guérison. 

Dans tous les cas, il ne faut pas hésiter à consulter un médecin traitant qui saura rediriger le patient vers des structures spécialisées. Il existe des centres pour adultes ou pour enfants qui sont dédiés à l’addictologie. Différentes approches sont possibles, notamment des psychothérapies cognitives et comportementales (TCC).

Quels sont les 5 jeux les plus addictifs ? 

Si vous cherchez à éviter les jeux addictifs, ou que vous souhaitez préserver votre enfant, voici une étude menée par la Private Rehab Clinic, un centre de désintoxication situé au Royaume-Unis, qui révèle quels sont les jeux les plus addictifs. Ce classement a été établi par des chercheurs qui ont analysé une cinquantaine de jeux et leurs avis sur le site Metacritic. Le résultat : 

Rocket League

C’est Rocket League qui arrive en première position. Beaucoup seront sûrement surpris de voir qu’il arrive en tête, c’est votre cas ? Ce jeu en ligne dans lequel on peut jouer au foot avec des voitures est très compétitif. Beaucoup de joueurs cherchent à atteindre un niveau élevé, quitte à sacrifier leur santé mentale. L’objectif : apparaître dans le classement mondial. Bien souvent, ce sont ces jeux compétitifs qui rendent le plus accro. Les joueurs cherchent en permanence à s’améliorer et à repousser leur score, parfois en ne prenant plus aucun plaisir.

Littlewood

La deuxième position est attribuée à Littlewood, un jeu en pixel art qui vous permet de construire votre village en collectant des ressources et en explorant un monde charmant. Son gameplay reposant et relaxant fait qu’on ne voit pas le temps passer en y jouant. Les possibilités de construction sont quasiment infinies ce qui fait qu’il y a toujours quelque chose à faire.

Demigod

Demigod, qui obtient la troisième place du classement, est un jeu de stratégie en temps réel. On y joue différents demi-dieux possédant chacun des pouvoirs et des aptitudes spéciales. L’objectif est d’anéantir les autres apprentis dieux pour se hisser aux sommets et gagner en puissance. Comme beaucoup de jeux de stratégie, il possède aussi un aspect jeu de rôle qui le rend particulièrement addictif

Stardew Valley

Stardew Valley se place en quatrième position. Ce jeu très semblable à Littlewood vous permet de construire et de faire évoluer une ferme dans un univers mignon et attachant. Encore une fois, les activités que propose le jeu sont extrêmement nombreuses et l’avancée prend du temps. Cela implique que beaucoup de joueurs ont plusieurs centaines d’heures de jeu à leur actif, et qu’il soit si addictif

League of Legends

A-t-on vraiment besoin de présenter League of Legends ? Ce jeu vous propose de vous battre en équipe dans des arènes contre d’autres joueurs en incarnant différents champions aux pouvoirs uniques. Sorti en 2009, on ne compte plus à ce jour le nombre de témoignages de joueurs devenus complètement accros à League of Legends. Ce dernier possède aussi une réputation bien connue de par la toxicité de sa communauté. Alors attention à ne pas tomber dedans. 

 

Grâce à cet article, nous espérons que vous comprenez mieux ce qu’est l’addiction aux jeux vidéo. C’est une véritable maladie qui peut toucher aussi bien les enfants que les adultes. Pour la prévenir, le mieux est d’établir des règles assez strictes quant à sa pratique. Surtout, il ne faut pas s’y enfermer dans l’espoir de fuir ses problèmes. Si vous avez le moindre souci à l’école, sur votre lieu de travail ou avec votre entourage, faites-vous aider par des professionnels de santé qui sauront vous écouter et vous proposer les solutions adaptées.  

FAQ

Quels jeux favorisent le plus l’addiction aux jeux vidéo ?
Dans l’imaginaire collectif, les jeux qui développent le plus les addictions sont les MMORPG. Ces derniers vous permettent de vivre des aventures passionnantes et sans fin, puisqu’il y a toujours quelque chose à faire pour améliorer son personnage. Les guildes et les groupes de joueurs permettent à la personne addict de moins ressentir la solitude. L’inertie du groupe la fait plonger de plus en plus profondément dans son addiction, au point de ne plus pouvoir en sortir. Cependant, tout autre type de jeu peut faire tomber dans la dépendance. Encore une fois, ce ne sont pas les jeux vidéo qui sont en cause, mais bien leur pratique excessive.
Qui contacter en cas d’addiction aux jeux vidéo ?
Les psychologues, les psychiatres et les centres spécialisés en addictologie peuvent vous aider. Si vous ou l’un de vos proches êtes dans une situation de dépendance, vous pouvez joindre les spécialistes les plus proches de vous afin d’être reçu ou d’être redirigé vers la structure disponible la plus proche.
Suis-je atteint d’une addiction aux jeux vidéo ?
Pour savoir si vous êtes atteint d’une addiction aux jeux vidéo, vous devez vous poser les questions suivantes : “est-ce que ma pratique du jeu vidéo n’a aucune conséquence négative sur ma vie quotidienne ?”, “est-ce que je peux m’arrêter de jouer quand je veux sans aucun problème” ?. Si vous répondez à ces questions par la négative ou que vous avez un doute, alors il peut-être bon d’en parler autour de vous. N’oubliez pas, reconnaître la maladie est le premier pas vers la guérison. 
Je suis addict aux jeux vidéo et j’ai besoin d’aide, qui contacter ?
Plusieurs numéros de téléphone sont disponibles si vous avez besoin d’aide en urgence et que vous ne pouvez pas attendre de prendre rendez-vous avec un professionnel. 
  • Joueurs info service : 09 74 75 13 13. 
  • Fil santé jeunes : 0800 235 236 ou 01 44 93 30 74 
  • SOS joueurs : 09 69 39 55 12

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